Critique et utopie, ou une pédagogie de la possibilité dans la construction de politiques d’éducation démocratiques
Abstract
Dans les dernières deux décennies du XXe siècle, on a assisté à l’affirmation d’une nouvelle acception commune dans le discours et dans les politiques publiques d’éducation, basée sur une réduction des concepts de démocratie aux pratiques de consommation, de citoyenneté à un individualisme possessif et d’égalité au ressentiment et à la peur de l’autre. Le centre de la construction de ce discours se trouve dans le transfert vers le marché - et non, comme auparavant, dans les politiques démocratiques – de la véritable sphère de la liberté. Dans ce texte, nous essayons de répondre à la question centrale qui se pose de nos jours où l’on cherche une alternative théorique et pratique à la globalisation néolibérale: Est-il possible, actuellement, d’édifier les bases d’une nouvelle acception commune, capable d’aider à formuler un programme éducatif d’un nouveau bloc social intéressé à promouvoir (et à réaliser) des politiques progressistes de paix, justice sociale, bonheur et liberté? Dans la réponse, nous faisons appel à des concepts de Jurgen Habermas, Ulrich Beck et Boaventura de Sousa Santos pour analyser un autre programme politique et sa base sociale d’appui, capable de donner espoir et capacité à l’édification d’un autre monde possible.
Mots-clés: politiques d’éducation; globalisation cosmopolite; utopistic; cosmopolitisme méthodologique; État cosmopolite; Europe.
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